Comme beaucoup d’autres îles des Caraïbes, les Iles Vierges ont vécu pendant plus de 200 ans de l’économie du sucre et du rhum. Même si on y produit encore du rhum, c’est le tourisme qui est la principale source de revenu et pour cause, « Nature Little’s Secret » le slogan des plaques d’immatriculation a été bien choisi.
Archipel montagneux compact, ce terrain de jeux de 100 Km2 et de 60 Kms de long est fait de plus de 5O îles, îlots et cayes. Beaucoup d’entres eux sont inhabités et font partie du parc national, parfois il y a un hotel mais toujours grand luxe et bien intégré. Il y a 4 îles principales dans le groupe, la plus large est Tortola, c’est le centre commercial et gouvernemental des Iles Vierges Britaniques. C’est l’endroit au monde où il y a le plus de bateaux à louer et la marina de Road Town a pris la couleur du logo des charters.
L’arrivée aux Iles Vierges se fait à l’aube du 9 Mai, par le sud de Virgin Gorda, ainsi nommée par Colomb pour ses formes arrondies. c’est la deuxième île du groupe. Le lever du jour éclaire des blocs de granit et le spectacle est magnifique. On jette l’ancre en face de la jolie plage dorée de Sring Bay, juste après les « Baths » que nous visitons l’après-midi même. Cette formation granitique est localisée sur une petite zone au sud ouest de Virgin Gorda. Les enfants jouent dans « The Caves », grottes crées par l’empilement des blocs, et nous allons jusqu’à « Devil’s Bay », une plage de sable blanc nichée au milieu d’énormes blocs de granit. Paysage lunaire et magique qui donne des airs d’îles Seychelles, il n’est qu’à nous puisque après 15 heures les charters repartent vers les hotels.
Le surlendemain, nous partons vers le nord, on s’arrête à Seal Dog West où l’unique bouée se libère pour nous offrir un tombant aux eaux claires et poissonneuses. Après deux heures de plongée et un déjeuner, nous irons dormir au nord de Prickly Pear Island où l’eau transparente d’une très jolie anse sableuse nous laisse compter les étoiles de mer par dizaines. Plus tard, ancré à la pointe est de l’archipel, au ras des récifs du large, nous profiterons des raies, des Caporaux, du corail cerveau, du corail de feu…
Sur Peter Island, au sud, on s’arrête sur les magnifiques coraux de « Cabey Point » dans « Deadman’s bay » puis ceux encore plus beaux des baies de Great Harbour et de Little Harbour.
Nous ne sommes pas chanceux avec le temps, les averses sont nombreuses chaques jours (première fois depuis Cherbourg!) et nous attendons les éclaircies pour profiter de l’ocre, du grenat, du parme et de l’orange des coraux. Le soleil est timide mais nous continuons nos visites au grès des baies, d’îles en îles.
Après Peter Island, nous voici à Norman Island où la pluie nous bloque 48 heures. Pendant une acalmie nous prendrons l’annexe pour rejoindre « The Indians » et faire notre plus belle plongée de toute la Caraïbe. En plus des habituels poissons tropicaux et des coraux en pleine forme, des milliers de petits poissons forment des bancs très compacts et c’est un régal de nager au milieu de toutes ces écailles étincelantes. On se prendrait presque pour des sardines.
Frank, tout comme Dimitri, cherche à toucher les Tarpons qui rodent au fond, Nathan joue avec les bulles des plongeurs en bouteilles, et moi je manque d’air rien qu’en les regardant plonger aussi profond.
En quittant Norman Island, nous prendrons une bouée pour replonger dans ce paradis aquatique.
Nous irons passer les derniers jours sur l’île de Jost Van Dyke qui fait partie des îles principales, avec un arrêt sur la plage de Sandy Cay, un îlot désert. Sur Jost Van Dyke la rue principale de Great Harbour est en sable blanc et bordée par de nombreux beach-bars, la musique est reggae et l’ambiance plutôt cool! Le port, très calme est juste troublé par le ballet des pélicans qui plongent remplir leur poche.
C’est avec regret que nous laissons cet archipel fabuleux, il y a tant à découvrir. En 15 jours nous n’avons qu’à peine effleuré les côtes des Iles Vierges Britaniques et regardé de loin celles des Américaines faute de visa. Puerto-Rico n’est qu’à une journée à peine à l’ouest mais c’est le nord que nous suivons. Nous ne prenons pas le virage de l’arc antillais et c’est donc avec un petit pincement que nous regardons les côtes s’éloigner, quitter les Iles Vierges c’est quitter la Caraïbe.





























































































































